>

Alfi Alfa magnifie subtilement des thèmes apparemment « légers » : la sapologie, des scènes vécues dans les salons de coiffure de Kinshasa, des scènes de rue. Mais surtout, il reprend courageusement des thèmes délicats, comme ceux de la guerre ou des atrocités commises aux femmes, les abus politiques, les conséquences des addictions, et il n’hésite pas à s’attaquer aux problématiques pour le moins douloureuses et sensibles comme celles de la pédophilie et l’Eglise. En cela, Alfi Alfa s’inscrit parfaitement dans la lignée des peintres populaires congolais, pratiquant une peinture naïve au service de la représentation de la vie du peuple. Alfi Alfa a développé une technique originale et particulière, faite de petits points de couleurs différentes, qui permet de le qualifier de « pointilliste » congolais. Le tout présente un rendu coloré, et presque joyeux, malgré la gravité des thèmes abordés. Depuis 1994, Alfi Alfa a été exposé près de trente fois en Belgique, en France, au Canada, au Congo-Brazzaville et bien sûr en République démocratique du Congo.